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Parlons photo

Mon oeil !

Je ne pense pas qu'un style particulier se dégage de l'ensemble de mes photos, ce qu'on appelle un regard. Paysages, portraits, graphisme, scènes de rue se mêlent. C'est souvent l'occasion qui fait le larron davantage que des photos planifiées. Des tendances tout de même. Celle des couleurs saturées, sans doute (le filtre polarisant y contribue souvent), le côté carte postale peut-être (en espérant que ce soit dans le bon sens du terme, celui qui donne envie d'aller voir). Ou le monochrome (sépia plus que noir et blanc) parfois, pour le côté rétro ou ne garder que l'essentiel des lignes, des contrastes, des masses d'ombres et de lumières. Ne pas laisser les couleurs perturber l'essentiel. Généralement, c'est au moment de la prise de vue que je décide qu'elle sera en sépia.

 Jeu sur la profondeur de champ

Mais un oeil averti notera que depuis quelques années (on le voit sur les photos des Etats-Unis par exemple), je privilégie également le jeu entre net et flou. Parfois même l'évocation prend-elle le pas sur la description. Synecdoque particularisante (ne cherchez pas, c'est là !) et visuelle où une partie (d'animal par exemple, ou de statue) désigne l'ensemble. Le cadrage ou la profondeur de champ sont deux outils pour mettre en valeur un détail.

Le goût pour la photo change le regard qu'on porte sur le monde qui nous entoure. Même dans la vie quotidienne, on devient sensible ici à une association de couleurs, là à un rayon de lumière, une géométrie dans la nature ou dans la ville que l'on imagine cadrer d'une certaine façon. Un bref instant, en poursuivant son chemin. Tout ce que le passant ne perçoit pas et que l'on savoure intimement en se disant que si on avait son appareil avec soi ou le temps de s'arrêter quelques secondes... Puisse ce site éveiller des vocations.